Tout comme la loi Malraux, l’objectif du dispositif Monument Historique est la sauvegarde du patrimoine immobilier français.
Peuvent bénéficier de ce régime fiscal les propriétaires d’immeubles :
Détenir un bien « monument historique » apporte deux types de gain fiscal :
Le régime s'applique :
Les propriétaires s'engagent à conserver la propriété de ces immeubles pendant une période minimum de quinze ans à compter de leur acquisition, même si celle-ci est antérieure au 1er janvier 2009.
Avantages fiscaux
Les revenus de la location d'un monument historique sont soumis à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers sans possibilité d'option pour le régime micro-foncier.
Les personnes ayant investi dans des monuments historiques peuvent imputer sur leur revenu global les charges foncières et déficits fonciers sans limite.
La loi de finance 2009 a instauré un mécanisme de plafonnement des niches fiscales, mais les réductions d'impôts obtenues suite à un investissement MH ne sont pas retenues dans l'appréciation du plafond.
Il convient de distinguer les Monument procurant des recettes, de ceux qui n’en procurent pas.
Lorsque l'immeuble ne génère aucune recette, sont imputables sur le revenu global, :
Lorsque l’immeuble procure des recettes, deux situations doivent être distinguées selon que le propriétaire du monument occupe ou non le monument :
Sont déductibles des revenus fonciers :
- la totalité des charges résultant de l'ouverture au public, les frais de promotion et de publicité,
- la totalité des charges foncières suivantes : cotisations de strict entretien versées à l'administration des affaires culturelles, participations à des travaux exécutés par cette administration, travaux ouvrant droit à subventions, celles-ci devant être ajoutées aux recettes de l'année au cours de laquelle elles ont été perçues,
- la fraction des autres charges foncières correspondant aux locaux ouverts au public (cette fraction peut être évaluée forfaitairement à 75 % du total de ces charges).
Sont déductibles du revenu global :
- la fraction des charges foncières dont il n'a pas été tenu compte pour la détermination du revenu foncier (soit en général 25 % du total) est déductible, en tout ou partie (en totalité de si les immeubles classés ou inscrits sont ouverts au public et pour 50 % de cette fraction si les immeubles sont agréés et ouverts au public). Le déficit foncier éventuellement constaté (y compris les intérêts d'emprunt) est déductible du revenu global, sans limitation.
